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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 19:27
 



J’ai eu la chance d’avoir des parents qui ont sincèrement fait de leur mieux pour nous élever. Nous pouvons donc parler de l’éducation qu’ils nous ont donnés. La tâche est tout de même assez compliquée pour eux : mes plaintes et celles de ma sœur sont différentes, voire opposées !
Ma sœur leur reproche un manque de conformisme (surtout à ma mère). Alors que moi je souffre de la pression exercée par mon père pour être conforme.

Après avoir lu Alice Miller et Olivier Maurel, j’arrive mieux à comprendre que je n’ai quasiment pas souffert des baffes et fessés de mes parents (si rares et si tard qu’on les compte sur les doigts de la main et qu’on en a parlé plusieurs fois). En revanche, les voir avec ma fille depuis deux ans, je décortique petit à petit cette terreur qui m’empêche de m’opposer aux autres, de montrer un aspect de moi-même qui ne serrait pas celui qu’on accepte de moi. Depuis l’adolescence je vis avec le sentiment d’être en danger de destruction si je me permettais d’exprimer mes opinions. Car ce que je souhaite vivre sereinement au grand jour, ce n’est pas des actes interdit par la loi ! Bien au contraire ! Mais juste échanger mes points de vue sans avoir peur d’être anéantie.
Aujourd’hui je peux parler de ce qui me tient à cœur à mes proches, mais après de longues années de « préparation ». Car il m’était impossible d’exposer des idées si précieuse au lynchage.

Nos idées sont une partie de nous même. Nous pouvons mettre un peu de nous en veilleuse, mais pas trop ni tout le temps. Qu’il est bon de vivre un peu ce que nous sommes vraiment, au moins par la lecture ou par rêve. Je me suis ressourcée à la lecture de Jung et surtout de Clarissa Pinkola Estés : Femmes qui courent avec les loups. De quoi redonner vie à la femme sauvage qui est en nous, avec la force des contes de fées. Car on peut être si longtemps entourés de mensonges et de déni que nos vérité s’éteignent.

Puis un jour j’ai retrouvé une amie d’enfance et je suis allée voir son spectacle. J’ai découvert que le bonheur de l’enfance dont je me souvenais avec nostalgie était encore vivant ! Qu’on pouvait être adulte avec le même élan, la même énergie. J’ai donc commencé MA vie. Il me manque encore un potager et quelques randonnées, rêves que je pourrai réaliser même si je suis vieille !

Il est évident que mes parents n’ont jamais voulu que je sois coincée ainsi, ils voulaient surtout que je sois bien élevée(CONFORME) et AUTONOME, pour mon bonheur. Ils ne peuvent encore imaginer que faire peur aux petits enfants qui n’ont pas encore les moyens intellectuels de comprendre peut leur créer un climat intérieur de peur confuse qui ne les quittera pas sans un fastidieux travail sur eux même. Je me permet de généraliser tellement je retrouve les mêmes contraintes chez d’autres personnes. La craint de l'autre ne nécesite pas forcément de tapes si l'autreJe ne sais pas si on peut s’abstenir totalement d’élever des enfants sans se servir de notre supériorité physique d’adulte, mais je suis sûre qu’on peut éviter de l’exercer continuellement !

Mes enfants auront du mal à assumer ma liberté si ils désirent une vie conformiste (ils pourront alors me voir seulement en privé, je l’accepterai de mes enfants). Mais s’ils préfèrent vivre leur vie, à moi de ne pas rajouter des contraintes inutiles et empêcheuses de tourner en rond.

Maintenant je me demande pourquoi certains cherchent à ressembler à la majorité même au prix de grands sacrifices, de mauvais choix. Le conformisme est-il une perte des vrais repères ?

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18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 20:46

Il y a un arbre à palabre dans ma cuisine !
C’est un avocat qui vient de faire des branches. Il y aura  bientôt une forêt: il y a déjà un baobab et un tamarinier. Et une plante étrange : l’
Acratie à ne pas confondre avec l’Anomie.

Nous pourrons faire nos conseils de famille en dessous. Avec ces plantes dans notre cuisine, il n'y aura pas de règlements de conflits à coup d'autorité hiérarchique sans discutions. Mais plutôt des discutions jusqu'à ce que chacun puisse se sentir satisfait des solutions retenues. Cela demande de l'écoute et du discernement car les ressentis et les problèmes devront être hiérarchisés par ordre d'importance. Et que le bien-être de chacun fasse autorité. Maintenant, un avocat comme justicier c'est pas mal non ?

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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 10:50

Ce bout de tissus est devenu INDISPENSABLE tellement cette façon de porter m’a sauvé de nombreux drames. Si on n'a rien sous la main, un drap de bain peut suffire.

Tout d’abord c’est la plus rapide et la plus confortable manière de porter un bébé. Ce n’est pas l’idéal pour un bébé réveillé car il ne voit pas bien, il vaut mieux le mettre plus haut, les yeux au dessus des épaules du porteur à l’aide d’une écharpe plus grande. Mais pour un bébé fatigué qui n’arrive pas à s’endormir c’est MAGIQUE. Il suffit de marcher et de chanter ou de faire la vaisselle en dansant.

 

Avant trois mois le bébé est mis les jambes en grenouilles. Après six mois il a une jambe de chaque coté. Et entre les deux ? On peut utiliser la méthode d’Afrique du nord, le pagne en diagonale, un pan sur l’épaule et l’autre dessous. Je détaillerai un autre jour.

 

Comment faire ?

Mettre le milieu du pagne (ou paréo) au milieu du dos de l’enfant.

Le tissus devra être très exactement sous les aisselles du porteur et sous les aisselles du bébé. C’est ce bout de tissus qui devra toujours être sous tension. Cela permet la mise en place en sécurité du bébé sur le dos du porteur, le temps de faire le nœud : le bébé est plaqué. Dans la région sahélienne,(Sénégal, Mali, Burkina) on fait un noeud en haut et un noeud en bas. Au Congo on se contente de coincer chaque pan sous les aisselles puis de les rouler façon pagne, le pan droit jusque sous l’aisselle gauche et le gauche glissé sous l'aisselle droite.

L’enfant nous tournant le dos, on lui tient l’aisselle et le bras droit (et le tissus) avec la main droite. On tient son bras gauche avec la main gauche.

On lui fait faire une pirouette au dessus de notre épaule et hop le bébé est sur notre dos (on a rien lâché et notre main droite est au niveau de l’omoplate droit et la gauche.…au niveau de l’autre omoplate), la maman est penchée en avant.

On lâche le bébé mais pas le tissus qui doit toujours être sous tension pour éviter une chute du bébé. Un nœud très serré au niveau de la poitrine et on peut tout lâcher pour se redresser et faire le nœud du bas.

 

 

Quand l'enfant dort, on lui passe le tissus par dessus les bras. Pour descendre l'enfant on le fait d'abord glisser sur la hanche, on le tient d'un bras et on defait les noeuds de l'autre main.

Si le pagne glisse sur les seins, il ne faut pas hésiter à se pencher en avant et resserrer le noeud, de même pour lui sortir ou rentrer les bras. 

 

Bon portage !

Merci Monsieur Boda, Mamie du Congo et quelques africaines accostées dans la rue.

Promis il y aura des photos de la mise en place du bébé. En attendant allez voir ce reportage du portage dans le monde.

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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 12:53

 


Ma petite contribution à la Farandole sans école d'avril 2007


SANS ÉCOLE LES POUR ET LES CONTRE


  • Le mois de mars vient de passer et les dates limites d’inscription à la maternelle aussi.
    Ma fille aura deux ans et demi à la rentrée et aurait pu être parmi les élèves de septembre.
    Je me suis posée pas mal de questions et voici quelques unes de mes réflexions.


POURquoi je préfère ne pas l’inscrire pour cette rentrée :

* Pour qu’elle puisse enfin profiter d’avoir une maman à la maison et plus accaparée par ce petit frère qui aura grandi. Nous pourrons pendant cette année aller à la piscine, aux musées, à des rencontres avec d’autres parents et leurs enfants.

* Nous pourrons avoir une vie sociale même le soir si on le souhaite car il n’y a pas d’heure de lever pour être à l’école à 8h30. Heure à laquelle nous nous levons en général. Et le soir c’est le seul moment pour voir les proches qui travaillent, surtout le papa qui travaille le week-end.

* Elle pourra apprendre la vie avec les autres, accompagnée de sa maman lui expliquant les règles : se faire respecter des plus grands, ne pas passer devant les plus petits. Elle s’imprègnera des règles de la société chaque jour durant toutes nos sorties. Alors qu’à l’école, apprendre à être en groupe à deux ans c’est souvent la loi du plus fort, règle qui ne sera plus adaptée plus tard où celui qui en use est un délinquant.


* Elle pourra apprendre à entretenir des liens au sein de groupes réduits ainsi que des moments seule, situations courantes de la vie d’adultes.


* J’ai vu des parents déjà bien fier que leur enfant ait une longueur d’avance et que ma fille ne soit plus dans la « compet ». L’enfance n’est pas à sacrifier pour une réussite ultérieur. Personne sait de quoi l’avenir est fait et le bonheur doit être vécu quand il se présente. Quand aux grandes écoles, elles sont ouvertes aux diplômés même non scolarisés, j’en ai moi-même intégré une après quelques années de non-scolarisation.


* J’entends souvent qu’elle ne sera pas habituée aux contraintes qui l’attendront plus tard. D’abord personne ne sait qu’elles seront les contraintes qu’elle rencontrera dans l‘avenir. Ensuite je lui souhaite de toute mes forces d’avoir seulement ce genre d’épreuve à surmonter dans sa vie.


* Elle est encore trop petite pour s’habiller seule, réclamer de l’attention uniquement si c’est nécessaire et même se rendre compte si on lui fait du mal. J’ai vu un adulte la faire tomber par terre et me dire qu’il ne sait rien passé puis la traiter de menteuse car elle me disait avoir mal à la tête. Je demandais plusieurs fois à ma fille se qu’il s’était passé et elle n’a rien osé me dire. J’avais non seulement vu la scène mais aussi entendu cet adulte gronder ma fille …..j’espère qu’il n’y a pas ce genre de personne dans les écoles maternelles.


* Elle me réclamera sûrement à y aller très bientôt. J’ai adoré l’école et les colonies de vacances. J’espère juste que toutes les personnes qui me disent qu’il ne faut lui montrer que les aspects positif de l’école ne lui feront pas peur. Il n’y a pas de piège comme peut le suggérer cette envie de fermer les yeux sur les inconvénients de l‘école : la vie sans maman est source de nouvelles découvertes et d’autres libertés. C’est juste que ce n’est pas la seule solution et que ce n’est pas obligatoire.




CONTRE

* Il faut se battre pour défendre ce choix. Mais défendre ses opinions est un des apprentissages fondamentaux pour réussir sa vie.


* Nous serons vu de manière encore plus marginale, ayant déjà quelques choix peu commun, comme l’allaitement au-delà de six mois. Ces deux choix sont perçus par beaucoup comme néfastes pour l’enfant et servant au plaisir de la mère. Ce qui pourrait être un prochain thème pour une farandole sans école : « L’instruction en famille : bienfait pour les enfants ou plaisir de parents égoïstes ? »


* Elle loupe peut être un instituteur génial qui apporte tellement aux élèves qu’elle serrait heureuse d’aller à l’école, surtout si elle devait être aussi dans une classe sympa. Mais à cet âge, je suis sûre que le meilleur instituteur du monde doit être bien démuni face au nombre trop élevé d’élèves.


* Pour la rentrée suivante elle sera sûrement la plus vieille et la plus grande de sa classe. A cet âge cela fait une grande différence. Mais ce sera l’occasion de réfléchir à nouveau à la question.

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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 19:53

le conformisme c'est vouloir ressembler aux apparences les plus communes.

Et je maugréais sur le mien dans le bus qui nous ramenait à la maison. Zut pourquoi j'arrive pas à assumer certains trucs. Je vous passe les détails de mes ruminations quand mon regard tombe sur un magnifique bébé potelé de 2 ou 3 ans, aves des douces boucles blondes. Sa mère s'en rend compte et .......

elle lui remonte le menton pour lui fermer la bouche.

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31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 19:46

Pour illustrer la II ème République lors d’un concours en 1848, il était demandé aux artistes : « Votre composition doit réunir en une seule personne la Liberté, l’Égalité, la Fraternité. »


J’ai été très surprise de découvrir ce tableau au Musée d’Orsay à Paris.
Je cite Philippe Poirrier qui écrit dans "L'Histoire en image"
 :« La République occupe la même fonction que la Mère des compagnons : elle nourrit, abrite, protège et instruit ses enfants. »

Je sais  maintenant pourquoi Marianne a les seins nus : le co-allaitement long en symbole de la fraternité (peut-être aussi de la liberté et de l’égalité) !

La prochaine fois je parlerai du co-allaitement au lieu de faire un cours d’histoire !

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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 10:36

 

Baleine du 18/10/06

 


Si l’on ne voit pas pleurer les poissons
Qui sont dans l’eau profonde
C’est que jamais quand ils sont polissons
Leur maman ne les grondent

Quand ils s’oublient à faire p*p* au lit
Ou bien sur leurs chaussettes
Ou à cracher comme des pas poli
Elle reste muette

La maman
Des poissons
Elle est bien gentille

Elle ne leur fait jamais la vie
Ne leur fait jamais de tartines
Ils mangent quand ils ont envie
Et quand ça a dîné ça re-dine


Boby Lapointe

devenue berceuse du soir

 
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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 09:12

Dit-elle en baissant la sienne à chaque fois que la voiture passe sous un pont. Je me demande si c’est une blague, car ça la fait rire, ou si elle est sérieuse et répète ce qu’elle entend bien trop souvent : attention la tête, ne cours pas-tu vas tomber. J’évite au maximum d’utiliser ces phrases. Mais je ne peux faire taire les personnes autour de nous. J’ai essayé mais c’est viscéral : elles poussent leurs cris de terreur avant que j’ai pu dégainer ma parade.

 

 

 Tout d’abord je pense que c’est à l’enfant de découvrir ses propres limites. De la même façon qu’il a appris à marcher, le parent ne lui a pas fait avancer les jambes une par une, mais lui a tenu les mains puis l’a lâché et ne lui a pas épargné quelques bosses. Si on devance l’enfant en lui faisant peur avec notre perception on risque de le limiter. Pour le protéger, il vaut mieux qu‘il se fie à lui-même que de compter sur le cri de ses parents et foncer tête baisser le reste du temps, il vaut mieux aussi découvrir qu’on peut se faire mal à l’âge de l’escalade des chaise qu’à celui des motos et des voitures. Mais si on le limite en racontant n’importe quoi, juste pour lui dire « attention  la tête », là ça va pas, ça devient un automatisme superflu et encombrant.

 

 

Adulte, nous vivons empêtrés dans ces consignes limitatives. Les nécessaires comme les inutiles. Et il n’y a que les nouvelles expériences avec des personnes moins contraintes que j’ai pu faire peau neuve et me débarrasser de quelques unes. 

 

Ma fille entend presque toutes les semaines : « Ne cours pas, tu vas tomber », alors vite, je cours avec elle.

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15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 21:55

 

Dès les premières semaines ou même premiers jours d’un enfant allaité, on se demande comment l’endormir. Il se présente en gros deux méthodes et toutes les variables intermédiaires :

 

La méthode classique (ou moderne, ou distale) : on couche l’enfant dans son lit où il pleure jusqu’à l’endormissement. La mise en place de ce rituel permet en 4 jour un endormissement après une dizaine de minutes de pleurs seulement. Je ne l’ai jamais utilisée. Je trouve que le lien mère enfant est déjà assez dur à mettre en place et qu’il vaut mieux éviter de compliquer l’attachement par ces séances de besoins urgents de maternage laissés volontairement insatisfaits.

 

 

La méthode proximale (de proximité, allaitement à la demande, co-dodo à la demande, portage à la demande) : on répond aux demandes de l’enfant, ne croyant pas engendrer un démon capricieux qui en profitera de plus en plus, mais un petit humain, un petit mammifère, un petit singe (nous sommes une espèce de singe !) C’est-à-dire un petit dont les besoins sont intenses au début mais vont s’atténuer au fur et à mesure que l’enfant grandit, lui garantissant une sécurité affective indispensable à une vie adulte épanouie.

 

Dans cette méthode proximale, l’enfant allaité va très souvent s’endormir au sein. Les parents se demandent alors comment cette habitude va cesser. J’ai un début de réponse depuis que ma fille commence à s’endormir seule. Depuis plusieurs mois, elle joue à dormir, se glissant sous une couverture et restant immobile. Puis elle a essayé le soir au moment du coucher. Et enfin elle a réussi ! Toute seule, à son rythme, en jouant et persévérant. C’est exactement la même chose que pour s’entraîner à mettre ses chaussettes.

 

Je suis fière de nous ! D’elle pour avoir réussi toute seule, de moi pour l’avoir laissé faire à sa façon.

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