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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 07:44
L'homme a peur du chaos. Il voit dans les mouvements dont il ne connait pas les causes et les règles qui les régissent, une possible émanation du chaos, de l'instabilité, de la destruction.
Or, le nomade est en mouvement selon des règles très précises, bien souvent un mouvement pendulaire entre deux lieus, dicté par deux saisons. Tout comme le salarié qui pendule entre son lieu de travail et son domicile chaque jour. Il s'agit d'une autre échelle, d'un autre moyen de transport.

Le salarié qui circule sur de vastes territoires n'emporte pas sa caravane dans le TGV ou l'avion, des hôtels l'attendent déjà sur place. Car son nomadisme est si intégré dans la société que des structures et toute une économie sont établies. Mais nos déplacements ne sont pas perçus comme du nomadisme, car ils sont définis par leur but et leur causalité. Le nomade est l'étranger dont le but , la causalité et les règles de ses déplacements nous échappent. Le nomadisme est une définition qui intègre le non-attachement, la liberté un peu mais surtout l'errance. Or ce nomadisme n'existe pas vraiment. Il est même encore plus errant que le va et vient de la cloche, qui est le sens du mot clochard.

Le nomade est très attaché, comme tout être humain à ses habitudes, surtout celles de son enfance. Au point que le sédentaire lie ses repères à des terroirs et fini par oublier que l'homme n'est pas sorti de la terre. Les lieus de notre enfance sont des ambiances, des climats des odeurs, des cultures qui sont autant de racines s'enfonçant dans le sol. D'ailleurs, le sédentaire est surpris par le traumatisme que peut être un déménagement : il a toujours un toit de sédentaire mais il n'est plus dans ses repères. Il est bien plus perdu que lorsqu'il voyage selon ses habitudes !
L'homme qui en a les moyens s'empresse d'acheter une ou deux maisons secondaires. Son année sera partagée bien souvent entre ses lieus d'attachements. Il existe presque toujours une part d'aventure, quelques vacances aux destinations inconnues jusqu'alors. L'occidental n'est pas sédentaire mais il ne le sait pas. Il voyage pour se rendre à son travail, puis au sein même de son emploi et encore dès qu'il est en weekend et en congé. Il sait où il va. Il n'erre jamais. Il revient aux sources, à ses racines, il explore dans un but précis ou part à l'aventure.
Alors il ne se définit pas comme nomade. Cette définition du nomadisme chaotique n'existe que dans les crises humanitaires, l'errance des immigrés arrachés brutalement à leurs repères. Mais au plus vite ils vont s'en créer de nouveaux, puis penduler entre leurs lieux de travail, d'attaches...selon les règles subtiles du véritable nomadisme, celui des résidents secondaires, des vacanciers, des bergers, des gitans, des marins, des commerçants etc. Les règles invisibles qu'ils sont parfois les seuls à connaitre. L'être humain est en mouvement, il est occupé, il sait ce qu'il fait et où il va, même quand celui qui l'observe ne le comprend pas.

Les derniers chasseurs ceuilleurs se déplacent selon des connaissances précises de leur environnement, avec des points d'attache très fort, et bien souvent pendulaient entre deux lieux selon les saisons comme les derniers indiens d'Amérique du nord qui passaient des plaines chasser le bison au bord d'un lac selon les saisons appropriées. Et recommençaient chaque année. Ils retrouvaient ainsi un lieu déjà connu, comme le campeur qui revient chaque année dans «son» camping au bord de l'océan.

Les administrations et les frontières ont du mal à intégrer les mouvements humains. D'ailleurs il est difficile d'admettre que toute l'humanité n'est que mouvement. L'histoire de l'agriculture, des langues, des migrations, de l'art, des guerres.. l'Histoire reflète que l'humain n'est pas figé. Mais il habite ses habitudes. C'est sa véritable demeure. Même pour les plus grands voyageurs.
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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 22:40
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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 23:27

c'est incroyable, il est haut comme une paquerette et il a déjà fait des petits : un ami qui l'a vu dans ma cuisine a été assez frappé pour en planter dans le désert. Ca me fait plaisir ! Et du coup je me demande si des baobabs de Paris n'aurraient pas quelques chances de trouver des aprentis jardinier  pour en prendre soin.
Dis, Delphine, tu auras une place pour un ou deux baobabs lors de ton prochain voyage ?


Celui là était albinos : pas de chlorophylle, donc pas de survie possible. J'avais essayé de le gréffer sur un qui en avait comme on le fait pour des cactus par exemple. Mais ça n'a pas pris. Sa graine avait déjà une translucidité étrange, je me doutais qu'il serait différent des autres. Je l'"attendais" avec encore plus d'impatience et de soin.

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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 23:21
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