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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 08:09

Hier, je sors du supermarché, les bras chargés. Je suis pressée de poser mes paquets dans les sacoches de mon vélo. J'arrive enfin à mon vélo et brusquement, au détour d'un pilier de béton, je me trouve nez à nez avec un grand chien blanc, attaché au parking à vélo. Il est aussi surpris que moi, les murs nous ayant cachés l'un à l'autre jusqu'au dernier moment. Il se crispe prêt à attaquer. Il se détend aussitôt et j’apprécie ce chien tranquille et qui se calme si rapidement. Il me semble très serein de nature. Et ses yeux dévoilent sa gentillesse et son intelligence. Je repense à tous les discours entendus sur les chiens et le rapport dominant dominé...en me disant à ce moment là, que ça ne devrait pas être le plus important.

Je charge mon vélo et il manque de tomber. Le chien recule et se crispe à nouveau, je le rassure de la voix et il s'apaise à nouveau.

Puis déboule Monsieur Dominant, l'homme blanc, grand, mince, sportif, cheveux bien taillé, bien habillé, vachement sûr de lui. Il fonce mettre son vélo entre le mien et le chien, mais en croisant mon regard il recule et s'excuse. Il n'y a pas la place, sauf en me désintégrant immédiatement. Je me dis que son habitude de dominer est un peu tarée : il ne sait pas prendre en compte la réalité, ni prendre soin des faibles (le chien attaché). Le chien est alors carpette, la queue entre les pattes. Il semble exprimer la désolation d'être attaché et de ne pas pouvoir s'éloigner de ces deux humains trop speed dont cet aveugle à l'existence d'autrui.

Cet homme est le modèle de domination en cours en ce moment, celui qui doit être recherché dans les emplois. Il fonce vers le but qu'il s'est fixé, sans l'adapter à son environnement, même avec des signes flagrants. A très court terme il gagne beaucoup, vite. Les êtres vivants de sous-classe, une femme et un chien, ne sont pas pris en compte.

Et me revoilà de plus belle dans des pensées autour de la domination et l'autorité. J'ai connu de près plusieurs chiens vraiment très intéressants, ni soumis ni dominant, mais intelligents, gentils et pas chiants. Leur maitres ne s'intéressaient pas à les dominer, juste à vivre au mieux avec. Alors que si on les regarde avec les yeux éclairés sur cette question de domination/soumission, ils montrent tous les signes d'une domination extrême qu'il faudrait refréner.

Pourquoi avoir peur d'être dominé par un chien ? Parce qu'on parle de chiens figés, des tarés, des cassés psychiquement. Mais on ne sait pas qu'ils sont loin de la psychologie du chien très bien traité. Car c’est trop rare. Un chien sain est un chien bienveillant, qui va même laisser sa place facilement plutôt que de devenir malveillant.

Les maitres de ces chiens ont aussi un point commun : des hommes qui ne cherchent pas à montrer leur domination, qui sont meneurs souvent, parce que les gens aiment les suivre, mais ne s'imposent jamais. Ils n'ont jamais été énervé après leur chien. Ni coups, ni impatience dans la voix. Mais beaucoup d'attention. Pas cet amour mièvre, acheteur, qui rend le chien objet, celui qui rend les enfants tyrans. Mais plutôt ce sentiment : "Soyons bien ensembles", avec tout le respect, la tranquillité et la bienveillance qui va avec. Un des chiens était une chienne de chasse extrêmement autonome. Un autre était un loup de banlieue. J'éviterai de raconter en détail comme ils étaient dominants, conciliants et bienveillants. Et pas dominants, exigeants et terroristes.

Pédalant sur mon vélo, je me disais que cet homme a tenté de s'imposer, il a sûrement l'habitude de se croire dominant, il s'octroie une autorité par la violence. J'avais pensé que si mon vélo n'était pas encore attaché à une barre, j'aurai reculé à son arrivée, pour me protéger d'une blessure éventuelle. Là, il m'a vu me relever sans le moindre mouvement de recul. Alors c’est lui qui a reculé. Mais s'il n'y avait pas eu une barre de métal me protégeant, j'aurai reculé, comme il s'imaginait certainement que je le ferai pour qu'il ait la place de se mettre. J'ai vu dans son regard la surprise que je ne me sois pas effacée, et la trouille de se faire engueuler.

Se battre pour la première place est une activité de seconde catégorie à mes yeux. Ces gens là polluent les ambiances et ne laissent jamais s'exprimer un bonheur bien plus grand et constructif. De mon expérience, ce combat est une sorte de réflexe chez de nombreuses personnes. Comme s'ils essayaient de sortir de l'oppression. Et ça n'a pas tant à voir avec la réalité, car cet homme là, on ne peut pas dire qu'il soit un opprimé.

Je pense aussi à mon fils, qui arrive à ne pas se laisser prendre dans les rapports de violence des garçons de sa classe. Cette année, pas de chance, il a été entouré de garçons actifs dans ce seul registre. Il n'est pas le meneur qui martyrise tous les autres. Il est populaire, apprécié et il vit sa vie. Et surtout il ne suit pas la course à la domination qui implique de faire parfois n'importe quoi pour rester loyal au groupe qui déraille. Dans la rue, les copains de classes l'appellent, le cherchent, le flattent, mais ça ne prend pas. Je suis toujours surprise de les voir décontenancés. Et je suis fière de mon fils qui sait être très attentif aux autres mais qui se laisse pas embarquer. Il n'a pas la chance d'avoir dans sa classe des enfants qui soient ses véritables amis. Et je le comprend.

Mais son grand ami, qui est dans une autre école, au début était batailleur pour la première place, il était désagréable, il n'en voulait pas comme ami. Mais les adultes ont veillé un peu à se qu'il n'y ait pas de dérapage, et les jeux se sont mis en place. Et très vite, la bataille a fait place à des constructions. Ils ne se disputent quasiment jamais. D'autres enfants ont "appris" à se comporter en ami, et depuis réclament à venir...mais hélas, s'ils apprennent vite, demandeurs de ces relations amicales, leurs parents ne sont pas forcément fréquentables.

Je voudrais que le bien-être ensemble domine le jeu de domination.

L'autorité est la valeur qu'on donne a quelqu’un qui est bénéfique aux autres. Ça ne s'autoproclame pas, ça ne se vole pas. Sinon c’est du terrorisme, plus ou moins acceptés, mais du terrorisme quand même. Sournois ou pas, mièvre, doucereux, cajolant, ou violent, brutal. Toutes les tactiques sont possibles.

PS : je déterre cet article qui était en mode brouillon après avoir écouté une émission de radio sur les bonobos. L'interviewé expliquait que les chimpanzés ont développé une agressivité en raison de la concurrence forte qui existe entre les groupes autour des ressources plus rares. Il évoque le regard des chiens, comme celui d'être soumis au stress de la domination. Les chiens, comme les humains, ne vivent pas forcément soumis à ce registre de rapports. Comme pour tout, on en sort après uen double libération : celle, concrète, d'un envirronnement réellement concurentiel, puis celle, psychologique, de nos peurs qui entretiennent vainement les attitudes guerrières.

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 00:12



Durant de longues années, j'ai cru, comme on me le répétait, que la liberté s'arrête où débute la liberté d'autrui. Je croyais ainsi que les libertés individuelles étaient en conflit les unes avec les autres et que cette loi, ou d'autres plus concrètes permettaient une vie ensemble.


Or, je découvre une autre règle. La liberté des uns EST aussi la liberté des autres, et cela s'appelle VIVRE ENSEMBLE.

Il s'agit d'une expérience, très forte, à laquelle j'ai pu me livrer par le cheminement éducatif vers l'autonomie (la vraie) et le bonheur présent et futur de mes enfants (et tiens, le bonheur futur dépends énormément du bonheur actuel : vivons heureux pour le rester longtemps et affronter les aléas de la vie avec le plus de sérénité possible).


Les libertés qui s'opposent invitent à instaurer des limites, des remparts...et à les défendre. Les libertés ensembles sont bien différentes. Les conflits sont fugaces et leur résolutions immédiates. Les conflits suivants n'ont donc aucun contentieux de réserve et celà simplifie le processus de résolution. Il est basé sur la confiance. Et c'est bien plus doux. Le sens des mots suffit bien souvent, sans avoir à y ajouter un ton ou un air menaçant. L'autorité est alors une valeur vivante, réelle.

Chacun étant bien mieux dans sa peau, il n'y a plus de comptage des concessions faites à autrui : tant qu'on est heureux, il n'y a pas ce besoin de défendre son égo. Ni même à le chercher : il est là.

Aussi palpable qu'abstrait, comme le présent. L'égo est l'autre, comme le présent est le passé et l'avenir. Le futur sera le présent comme le bonheur des uns est le bonheur des autres.

Mais soi n'est pas l'autre et seule la personne concernée sait ce qui lui est bon, seul la vie au présent a du gout pour notre être complet.

C'est la plus grande difficulté : vivre le présent de tout son être. Sortir des habitudes de fuites intellectuelles où l'on se concentre sur un sujet lointain et suffisamment absorbant pour se distraire du présent. On finit par vider le présent de toute substance, les enfants se retrouvent abandonnés, car nos projections dans le temps ne peuvent pas les emmener. Ils restent là sans nous qui vivons dans nos projets, nos lectures, etc. quand nous ne sommes pas attelés à des tâches que nous jugeons ennuyeuses et que nous faisons seuls pour ne pas être ralentis.


Les autres ont besoins de notre présence, immédiate et entière. Sans cela il n'y a pas de VIVRE ENSEMBLE

Le bonheur prend une sacré envolée, pour nous emmener sur un nuage ? Non, ici et maintenant. Tout simplement.


La liberté est faite de respect et d'amour. Elle est faite avec les autres, pas contre eux. Surtout pas contre nos enfants.


C'est très différent. On a un guide pour agir et nous orienter : le bonheur ensemble. Il demande ténacité, précision, réflexion...surement plus de travail mais quel plaisir de travailler quand on sait où on va et que le résultat est aussi gratifiant.

Il ne s'agit plus d'établir l'ordre, qui parquerait chacun dans un cadrillage, mais de VIVRE les uns avec les autres selon des règles vivantes.

Cette liberté et ce bonheur ne sont pas des concepts abstraits que l'on tourne dans tous les sens pour les comparer, les diminuer, les évaluer. Ils se vivent et peu importe tout ce qu'on peut en faire dans les réflexions : concrètement on a les moyens de les consolider, de les augmenter.


Ce bonheur dépend de la liberté.

Traitons nos enfants comme nous souhaiterions être traités.

Ce qu'ils expriment EST ce qu'ils ressentent. Personne ne peut savoir à leur place ce qu'ils ressentent sauf peut être celui qui les CROIT.

...et qui agit en conséquence.

L'autorité existe alors, et l'éducation oeuvre.


La présence d'autrui est souvent associée à une gêne, la réminiscence de toutes les libertés bafouées. L'attitude immédiate est alors de mettre en place les automatismes acquis : fuite, évitement, agression....

D'où l'interet de placer la liberté au coeur de l'éducation.


Je souhaite que l'autre soit une source d'éveil pour mes enfants. Je souhaite aussi que les agressions des autres ne soient pas devenues normales, qu'elles n'impliquent ni crainte démesurée, ni tremplin pour l'orgeuil dans des joutes sans gagnants. Je leur souhaite de savoir reconnaitre les relations basées sur le bien-être ensemble, car ils l'auront déjà connu.

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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 08:51
les limites comme espace de liberté,
quand on est petit, on est confronté aux "limites" que les adultes veulent nous inculquer.
Qu'en faire ?

aditions de limites

soustractions de limites






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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 23:34
en charette
Voici donc les dernières nouvelle de Mme Boda, qui va attraper des cuisses comme des jambons à force de tirer quelques 40 kg....pour emmener la miss à l'école. (25 kg à eux deux quand meme) Je crois que ça va vite devenir facile, comme de les porter tous les deux dans les bras. Je l'ai fais encore cette semaine dans les escalier, et c'est plus facile que lorsqu'ils faisaient  10 kg de moins il y a bien longtemps.....
C'est dur, mais c'était ça ou aller à l'école de la directrice qui frappe les élèves.

Elle y a déjà une copine qui pleure parce que "elle aussi, elle veut pas aller à l'école mais son p. ses parents l'obligent"
Elle est fière de ses propres aprentissages hors école. elle aimerait faire comme ses amis qui eux n'y vont pas. Ca me blesse de savoir que cette fierté sera troquée pour le sentiment d'incapacité qu'on retire de notre confrontation aux MAITRES et aux NOTES. D'ailleurs, ça me scie, mais la plupart des enseignants s'obligent à établir leur moyenne de classe à 10. D'office, la moitier de la classe est mauvaise, même si c'est faux.
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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 08:07

 
Je crois qu'on risque plutot de tomber dans l'autoritarisme.

Il y a partout des discours sur les enfants rois.
Le plus courrant est l'exemple de l'enfant a la maison qui peut faire ce qu'il veut.
La maison est justement l'endroit où nous sommes obligés de fixer beaucoup d'interdits. Rien que dans la cuisine, ne pas sortir seul, ne pas peindre les murs...
Les meres seules sont supposé être les plus laxistes, victimes de leur rapprochement sentimental envers leur enfant....comment peut on imaginer qu'une mere peut laisser son enfant faire ce qu'il veut? c'est impossible ! quand je vois l'état de ma maison apres une heure de liberté juste pour avoir osé faire mes papiers, je me dis que laisser ses enfants libres sans contraintes est un pur délire de gens qui ne se sont jamais occupés d'enfants. Qui imaginent tout simplement une cause à la difficulté de faire rentrés les petits dans un moule étriqué, une cause qui ne met aucunes de leur valeurs en cause, bien sûr.
leur amenager un lieu leur laissant de l'autonomie. accompagner cet autonomie en fonction de leur age, capacité, désir de progresser du moment est un travail enorme que je ne PEUX pas faire autant que je le souhaite. Et quand ça na va pas comme je le veux, j'ordonne, je crie hélas. Alors qu'avec un peu plus de patience, j'aurrais encore expliqué, accompagné et tout serrait rentré dans l'ordre, avec des retombées éducatives positives pour les prochaines fois en prime.
Alors que l'autoritarisme ne donne qu'un climat de stress. Les cris, la peur fige un instant, elle pertube au lieu d'éduquer. Le parent devient un obstacle à la compréhention du monde et l'enfant perd de son soutien si nécessaire.

J'ai lu plusieurs textes des écoles du quartier qui parlent de la transition de l'éleve entre sa maison où il ignore contrainte, vie sociale, nouveauté et la vie à l'école qui lui fait découvrir les règles de vie en société, l'absence de sa mère, la collectivité et le sortirait pour la première fois des ses habitudes familliales.

J'ai carrément bondi : moins de 1 % des enfants rentrés en maternelle ont été gardé par leur famille. Comment peut on donc en faire une généralité ? Et parmis tous ces enfants, combien ont la chance de ne pas etre éduqué dans l'autoritarisme ? Et les autres ont ils seulement la possibilité materielle d'etre des tyrans ?
Il me parrait plus probable que les locaux et les rythmes de l'école, le peu d'adulte sur le dos de chaque enfant, lui offre plus de liberté qu'il n'en a jamais eu avec sa famille.

Quand à la collectivité, je la comprend enfin : elle s'oppose à la supposée vie d'hermite de l'enfant et sa mère, qui bien sûr est coupée du reste de la famille, de la société ! Comme si cet enfant n'avait pas de frères ou soeur, de cousins, de grands-parents, de voisins. Comme si ses parents ne l'emmenait pas faire des courses, à des sorties, des musées, à la piscine, ne recevaient pas de visites, ne visitaient pas eux-même et en plus ne partaient pas en vacances.
Et l'école à deux ans permet d'enrichir son vocabulaire car c'est en écoutant un adulte parler qu'on apprend. C'est donc que hors de l'école l'enfant est à la maison à regarder sa mère qui repasse ou cuisine en silence ?
Et encore plus pour l'enfant de la mère seule, qui dans l'imaginaire serrait encore plus coupé du monde  et l'emmene faire toutes ses courses, alimentaires, administratives, médicales...et l'emmene aussi voir les amies, la famille...et quand il est gardé, c'est peut-etre par des membres extérieur à sa famille ou un père vivant ailleurs, donc encore plus habitué à la diversité et aux règles de vie des différents lieux qu'il fréquente.

Comment l'école peut se tromper à ce point sur la vie quotidienne d'un enfant avant sa scolarisation ?

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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 10:14
L'amour est l'instinct qui guide nos actions, un instinct dont même les animaux sont dotés. Si cet instinct n'est pas stimulé en l'homme celui-ci n'aurra pas une vie normale. Au lieu de trouver son travail absorbant, il le trouvera épuisant et il ressentira de la haine et non de l'amour. La lassitude et la haine, voilà les ombres noires qui poussent les hommes a posséder et qui obscurcissent leur esprit. Et les erreurs de l'homme s'enracinent dans la haine.
Les gens essayent d'enseigner aux enfants les bonnes manières. Mais les enfants que l'on autorise à se développer sont des êtres aimants, tout naturellement genttils et polis les uns à l'égard des autres. Les règles traditionnelles de la bonne éducation sont superflues lorsque s'impose une sensibilité spirituelle affinée. Par contre, si celle-ci est absente, la conduite "convenable" doit être enseignée. Des regles exterieures de comportement ne sont nécessaires que lorsque l'homme est insensible. Dans ce cas, tout doit lui être appris, tout lui devient fardeau. Il n'est qu'un esclave. On doit lui apprendre à aimer les autres et cela est pour lui l'objet d'un grand effort. L'amour mutuel est impossible dans un climat de haine.


 Maria Montessori, page 125 L'éducation et la paix.

.......les valeurs nécessaires pour construire une paix durable - la capacité à admettre et comprendre la complexité, la capacité à coopérer avec l'autre, l'esprit critique, le sens du compromis, la perception aiguë de l'unité et de la diversité simultannée du monde.

 Extrait de la préface de Pierre Calame.
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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 19:26
Le leurre du jouet
un jouet est un succedane. On donne a l enfant un objet succeptible de capter son attention pour le detourner de nos affaires, trop fragiles, trop precieuses ou trop dangereuses.
il prefere nous immiter, couper, visser, etc.
et nous preferons lui donner des jouets qui lui apprendront des notions toutes plus facilement cernables, nommables, definicables, conceptuables par notre petite cervelle comme les ronds, les triangles, les couleurs primaires, les lettres.
l enfant a besoin d apprendre le monde, la societe toute entiere a besoin que ses membres aient une connaissance la plus large, la plus fine, la plus juste posible de notre monde.
arrivons nous a comprendre ce qui se passe lorsqu un petit manipule les fluides, l eau de son bain, le sable du parc ? arrivons nous a comprendre toutes les etapes de ses apprentissages les plus spectaculaires comme la parole ou la marche ? pourtant ses apprentissages sont plus vaste que ce que la linguistique est capable d aprehender. de meme, les apprentissages du jeune enfant dans tous les autres domaines sont certainement d une richesse et d une complexite qui va bien au dela de ce que la science est aujourd hui capable de modeliser et evidement encore plus que ce que la science du grand public maitrise.
pourquoi les stopper lorsqu ils abordent des matieres plus complexes comme la nourriture, la terre, les fibres vegetales, la resistance des materiaux. toutes les subtilites de la pesanteur et autres forces ?
quel domage de ne voir que de la destruction la ou l enfant cherche a cerner le point et le mode de rupture de chaque materiau c est pourtant une des phase les plus indispensable pour obtenir des constructions plus solide, en decoulera un choix des materiau dans une palette plus large et donc plus judicieux, plus varie aussi.

un jouet repond au besoin d exploration de l enfant. il va en faire le tour. le temps qu il y passe est il a la hauteur de sa capacite a apprendre ? le nombre de jouet peut il remplacer la pauvrete des utilisations possibles de ces objets ? les jouets reactifs bruyants et lumineux semblent les plus attirants. une vrai guitarre, un ane, un carre a desherber, des brindilles et une flaque, le plan de travail de la cuisine, les outils du garage n ont ils pas plus de choses a lui apprendre ? les choses de la nature et les outils ont plus de chance de lui devoiler les secrets de notre vaste univers et lui temoigner des savoirs faire de nombreux corps de metiers. c est plus captivant et constructif que juste appuyer sur des boutons colores pour entendre des pouets, non ? je trouve que detourner le besoin d apprendre et d explorer avec les mains et le corps vers des objets improductifs est une tres mauvaise habitude.
parce que c est bien connu, le parent traque les mauvaises habitudes pour les remplacer par les bonnes
adultes, nous avons si bien pris l habitude de leurrer nos besoins intellectuels que nous pouvons cumuler l absence d ennui (merci tele, course technologique ou fashion victim) et la frustration de ne rien faire de notre vie, ou si peu. on sent bien un malaise quelque part, mais il se dillue dans la somme d impuissance qui nous accable.
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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 16:27
asteggiano-affiche-nours.jpg

 

 

 

Extrait de la page "statistiques récentes" du site innocence en danger 

 

D'après l'ODAS (2001) on peut estimer qu'1 fille sur 8 et 1 garçon sur 10 sont victimes d'abus sexuels avant 15 ans; 22 % d'entre eux ont moins de six ans ; dans quatre cas sur dix, l'enfant est victime d'agressions répétées. Les filles sont plus souvent  victimes de maltraitance que les garçons - -elles représentent près de 60 % des cas - et subissent un plus grand nombre d'abus sexuels.

 

La plupart sont victimes d'une personne famillière. Aux Etats-Unis, 1 criminel sur 4 emprisonné l’est pour crime sexuel et ce sont eux qui font les plus longues peine. De plus il semble qu’en raison du jeune âge des victime, des liens avec leurs bourreau 90% des viols de mineurs ne sont pas dévoilés. Ce ne doit pas être bien différent dans les autres pays.

 

 

 

Je pense que le problème ne vient pas de l’existence ou non de désirs pédophiles ni de l'origine psychique ou génétique, mais avant tout de la mise en action de désirs sur une victime non consentante.

 

Une personne profite de la faiblesse d’une autre, lui fait ce qu’elle souhaite sans que sa victime puisse dire NON,

 

ou que son NON soit entendu pour ce qu’il est.

 

 

 

Je me souviens d’une émission sur le sujet où un violeur de 15 ans expliquait qu’il croyait que sa collègue de classe était d’accord car elle ne s’était pas battue contre lui. Elle avait seulement dit non. Il faisait le double en poids mais il semble que ça n’entrait pas dans sa logique.

 

 

 

Cette affiche exprime pour moi la réponse, toute simple, au problème de la pédophilie.
Apprendre aux enfants le respect de leur personne en leur donnant l'exemple chaque jours.  C'est une notion globale qui ne doit pas être seulement liée aux valeurs morales, au bien ou au mal.
Respecter leur corps commence par ne pas les nourrir de force, par exemple !
Même si faire du mal à quelqun pour "son bien" est différent de le faire pour son seul plaisir et d'autant plus pour le si mal vu plaisir sexuel...
Prendre l'habitude de se poser la question du bien-etre de l'autre permettrait d'éviter des actes de pédophilie. Car si  une personne aux penchants plus "naturels" peut s'abstenir de violer celui ou celle qui lui plait, pourquoi un pédophile ne le pourrait-il pas ?
Je suis sûre qu'il existe des pédophiles s'abstenant par respect des enfants.  Les criminels sont tous ceux qui prennent des personnes pour des objets sexuel, ceux qui passent à l'acte.
De plus, la société a une responsabilité en ne donnant pas assez de valeur au respect de l'autre de manière globale. Elle devrait commencer par prendre en compte les avancées scientifique sur les chatiment s corporels.

Cette affiche provient d’un travail plus global de l’artiste Asteggiano.

 

 

Je me suis rappelé cette image quand j’ai vu le catalogue d’ours sur les risques de pédophilie sur internet (dont celui de Facteur Céleste )

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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 10:05

  

Quand j’entend cette expression d’enfant-roi, je pense aux représentations psychiques des contes de fées. Le roi est celui qui gouverne avec le plus de talent (l’esprit) prenant en compte toutes les parties de la personnalité, dont les émotions (le cœur, le héros ou l‘animal). Il est lié à l’individualité de la personne. Il faut avoir vécu au moins une fois dans sa vie un moment entouré de personnes qui respectaient l’individualité de chacun, où le petit roi de chacun avait droit de cité, et savait respecter les autres petits rois. Alors on sait pour toujours quelle est la clé du bonheur à plusieurs. Quand on a goûté cette liberté partagée, on ne l’oublie jamais.
Les personnes vivant habituellement dans la domination ou la soumission pensent à tord que les personnes leur laissant de la liberté sont des êtres faibles. Or il y a aussi des redoutables parmi les personnes ayant appris à respecter leur entourage, qui ne se laisseront pas marcher sur les pieds.
Un enfant roi devient progressivement un adulte au savoir vivre requis. Alors que l’enfant soumis, devra une fois adulte et libre apprendre à se libérer de ses chaînes. Et risquera de faire souffrir ses subalternes. L’enfant soumis ne dérange personne durant son enfance, mais il ne peut prendre toutes ses responsabilités une fois adulte. Il n’a appris qu’à craindre le châtiment et non à agir en fonction de toutes les conséquences de ses actes. Il est prêt a servir un supérieur. Il est mal dans sa peau et tous ceux qui ne sont pas ses supérieurs le paye : il doit soumettre ceux qui ne le domine pas, de peur de se faire dominer. Il ne sait pas qu‘il y a d‘autres sortes de rapports humains. Il ne connaît pas la coopération, le respect sans hiérarchie. S’il a la chance de s’en rendre compte, il devra aussi apprendre sur le tard ce nouveau code de conduite. Autant apprendre tout de suite aux enfants à vivre en harmonie les uns avec les autres, en préservant leur capacité d’empathie, leur joie de vivre et d’apprendre.

L’enfant domestiqué serrait celui élevé avec le plus grand conformisme et qui adulte deviendrait esclave de la représentation qu’il se fait de l’homme moderne et de la réussite.
Ses parents se réfèrent à un modèle rigide pour des choses aussi naturelles que le sommeil, la faim. La capacité naturelle de l’être humain à réguler ses besoins primaires et à vivre en société n’est pas prise en compte : elle est ignorée. Tous les êtres vivants ne peuvent être domestiquées, il faut pour cela : vivre habituellement en groupe et avoir un dominant, se reproduire en captivité. L’être humain, lui, arrive à domestiquer des individus de sa propre espèce et à se domestiquer lui-même. Il se choisi un dominant qui lui semble fort quand il se sent faible pour le protéger… Et je me demande si les civilisations grandioses qui sont apparues avec le système de castes humaines sont toujours un progrès si on se place du point de vue du plus grand nombre (47% d’esclaves dans l’Athènes antique) au lieu du point de vue d‘un notable. J’en reviens aux petits rois : je crois qu’ils peuvent eux-mêmes décider ce qu’ils ne veulent pas céder au conformisme. Car mon avis personnel est qu’il serrait malsain si chacun devenait un clone de conformisme, et que celui-ci fait parti de notre naturel à se couler en société, qu’il n’y a pas à le forcer. (comme les ados, les marques et les habits !)


Quand à l’enfant tyran, bien souvent c’est juste un enfant mal à l’aise (en général 2 ou 4 ans qui ne sait pas encore gérer faim, sommeil, changement dans sa vie, arrivé d‘un petit frère…) qu’un public observe justement durant ces 10 mn de crise. Comme en général les parents savent bien que leur enfant n’est pas comme ça habituellement, ils s’efforcent de ne pas jeter de l’huile sur le feu et essayent d’apaiser l’enfant. Le public est choqué que les parents ne réagissent pas répressivement à ce prétendu mal du siècle, croyant que l‘enfant est comme ça tout le temps et qu‘il deviendra ces personnes qui bousculent dans le bus, qui malmènent au travail. C'est plutôt l'inverse, le fruit de la compétition. Mais là il faudra un article aussi long sur les bénéfices de l'empathie et de la coopération.

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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 00:09

 

ne pas régner par la peur, ni la supercherie.

Consoler, écouter, jouer

Avoir ce temps et cette disponibilité

Suffit il de limiter les situations où l’adulte doit diriger, dominer, commander, faire obéir ?

Comment faire dans ce monde pleins de dangers et de contraintes artificielles ?

Comment rester en bonne santé et de bonne humeur ?

Ne pas éduquer mais soutenir, protéger, montrer l’exemple.

Former ou accepter ?

Montrer ou être visible ?

Souple et adaptable ou conforme mais rigide ?

Ouvert, curieux mais indomptable, instruit, éduqué, dégoûté, fourbe car TOUJOURS indomptable?

Vivant , vivifiant, vitalisant ou vivotant ?

Heureux, en bonne santé

Maître de ses choix

Avoir vécu SA vie

 

Ce sujet me pose tellement de questions. J'aime lire celles qui ont réflechi avant moi, comme Guillemette,  ou Catherine mamans depuis plus longtemps que moi.

Journée lancée par la Maison de l'Enfant, 4ème année

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