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L’enfant-Roi et l’enfant domestiqué

  

Quand j’entend cette expression d’enfant-roi, je pense aux représentations psychiques des contes de fées. Le roi est celui qui gouverne avec le plus de talent (l’esprit) prenant en compte toutes les parties de la personnalité, dont les émotions (le cœur, le héros ou l‘animal). Il est lié à l’individualité de la personne. Il faut avoir vécu au moins une fois dans sa vie un moment entouré de personnes qui respectaient l’individualité de chacun, où le petit roi de chacun avait droit de cité, et savait respecter les autres petits rois. Alors on sait pour toujours quelle est la clé du bonheur à plusieurs. Quand on a goûté cette liberté partagée, on ne l’oublie jamais.
Les personnes vivant habituellement dans la domination ou la soumission pensent à tord que les personnes leur laissant de la liberté sont des êtres faibles. Or il y a aussi des redoutables parmi les personnes ayant appris à respecter leur entourage, qui ne se laisseront pas marcher sur les pieds.
Un enfant roi devient progressivement un adulte au savoir vivre requis. Alors que l’enfant soumis, devra une fois adulte et libre apprendre à se libérer de ses chaînes. Et risquera de faire souffrir ses subalternes. L’enfant soumis ne dérange personne durant son enfance, mais il ne peut prendre toutes ses responsabilités une fois adulte. Il n’a appris qu’à craindre le châtiment et non à agir en fonction de toutes les conséquences de ses actes. Il est prêt a servir un supérieur. Il est mal dans sa peau et tous ceux qui ne sont pas ses supérieurs le paye : il doit soumettre ceux qui ne le domine pas, de peur de se faire dominer. Il ne sait pas qu‘il y a d‘autres sortes de rapports humains. Il ne connaît pas la coopération, le respect sans hiérarchie. S’il a la chance de s’en rendre compte, il devra aussi apprendre sur le tard ce nouveau code de conduite. Autant apprendre tout de suite aux enfants à vivre en harmonie les uns avec les autres, en préservant leur capacité d’empathie, leur joie de vivre et d’apprendre.

L’enfant domestiqué serrait celui élevé avec le plus grand conformisme et qui adulte deviendrait esclave de la représentation qu’il se fait de l’homme moderne et de la réussite.
Ses parents se réfèrent à un modèle rigide pour des choses aussi naturelles que le sommeil, la faim. La capacité naturelle de l’être humain à réguler ses besoins primaires et à vivre en société n’est pas prise en compte : elle est ignorée. Tous les êtres vivants ne peuvent être domestiquées, il faut pour cela : vivre habituellement en groupe et avoir un dominant, se reproduire en captivité. L’être humain, lui, arrive à domestiquer des individus de sa propre espèce et à se domestiquer lui-même. Il se choisi un dominant qui lui semble fort quand il se sent faible pour le protéger… Et je me demande si les civilisations grandioses qui sont apparues avec le système de castes humaines sont toujours un progrès si on se place du point de vue du plus grand nombre (47% d’esclaves dans l’Athènes antique) au lieu du point de vue d‘un notable. J’en reviens aux petits rois : je crois qu’ils peuvent eux-mêmes décider ce qu’ils ne veulent pas céder au conformisme. Car mon avis personnel est qu’il serrait malsain si chacun devenait un clone de conformisme, et que celui-ci fait parti de notre naturel à se couler en société, qu’il n’y a pas à le forcer. (comme les ados, les marques et les habits !)


Quand à l’enfant tyran, bien souvent c’est juste un enfant mal à l’aise (en général 2 ou 4 ans qui ne sait pas encore gérer faim, sommeil, changement dans sa vie, arrivé d‘un petit frère…) qu’un public observe justement durant ces 10 mn de crise. Comme en général les parents savent bien que leur enfant n’est pas comme ça habituellement, ils s’efforcent de ne pas jeter de l’huile sur le feu et essayent d’apaiser l’enfant. Le public est choqué que les parents ne réagissent pas répressivement à ce prétendu mal du siècle, croyant que l‘enfant est comme ça tout le temps et qu‘il deviendra ces personnes qui bousculent dans le bus, qui malmènent au travail. C'est plutôt l'inverse, le fruit de la compétition. Mais là il faudra un article aussi long sur les bénéfices de l'empathie et de la coopération.

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J
Très intéressant ton article."Alors que l’enfant soumis, devra une fois adulte et libre apprendre à se libérer de ses chaînes. Et risquera de faire souffrir ses subalternes. L’enfant soumis ne dérange personne durant son enfance, mais il ne peut prendre toutes ses responsabilités une fois adulte. Il n’a appris qu’à craindre le châtiment et non à agir en fonction de toutes les conséquences de ses actes."Ce passage, tout particulièrement, fait tilt en moi.Merci d'avoir formulé toutes ces idées.
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L
Il y a un de tes articles qui m'a bien plu dans le même genre ;)