maternage, portage, couches lavables, et tout ce qui pousse dans le jardin de mme boda
Ma petite contribution à la Farandole sans école d'avril 2007
SANS ÉCOLE LES POUR ET LES CONTRE
POURquoi je préfère ne pas l’inscrire pour cette rentrée :
* Pour qu’elle puisse enfin profiter d’avoir une maman à la maison et plus accaparée par ce petit frère qui aura grandi. Nous pourrons pendant cette année aller à la piscine, aux musées, à des rencontres avec d’autres parents et leurs enfants.
* Nous pourrons avoir une vie sociale même le soir si on le souhaite car il n’y a pas d’heure de lever pour être à l’école à 8h30. Heure à laquelle nous nous levons en général. Et le soir c’est le seul moment pour voir les proches qui travaillent, surtout le papa qui travaille le week-end.
* Elle pourra apprendre la vie avec les autres, accompagnée de sa maman lui expliquant les règles : se faire respecter des plus grands, ne pas passer devant les plus petits. Elle s’imprègnera des règles de la société chaque jour durant toutes nos sorties. Alors qu’à l’école, apprendre à être en groupe à deux ans c’est souvent la loi du plus fort, règle qui ne sera plus adaptée plus tard où celui qui en use est un délinquant.
* Elle pourra apprendre à entretenir des liens au sein de groupes réduits ainsi que des moments seule, situations courantes de la vie d’adultes.
* J’ai vu des parents déjà bien fier que leur enfant ait une longueur d’avance et que ma fille ne soit plus dans la « compet ». L’enfance n’est pas à sacrifier pour une réussite ultérieur. Personne sait de quoi l’avenir est fait et le bonheur doit être vécu quand il se présente. Quand aux grandes écoles, elles sont ouvertes aux diplômés même non scolarisés, j’en ai moi-même intégré une après quelques années de non-scolarisation.
* J’entends souvent qu’elle ne sera pas habituée aux contraintes qui l’attendront plus tard. D’abord personne ne sait qu’elles seront les contraintes qu’elle rencontrera dans l‘avenir. Ensuite je lui souhaite de toute mes forces d’avoir seulement ce genre d’épreuve à surmonter dans sa vie.
* Elle est encore trop petite pour s’habiller seule, réclamer de l’attention uniquement si c’est nécessaire et même se rendre compte si on lui fait du mal. J’ai vu un adulte la faire tomber par terre et me dire qu’il ne sait rien passé puis la traiter de menteuse car elle me disait avoir mal à la tête. Je demandais plusieurs fois à ma fille se qu’il s’était passé et elle n’a rien osé me dire. J’avais non seulement vu la scène mais aussi entendu cet adulte gronder ma fille …..j’espère qu’il n’y a pas ce genre de personne dans les écoles maternelles.
* Elle me réclamera sûrement à y aller très bientôt. J’ai adoré l’école et les colonies de vacances. J’espère juste que toutes les personnes qui me disent qu’il ne faut lui montrer que les aspects positif de l’école ne lui feront pas peur. Il n’y a pas de piège comme peut le suggérer cette envie de fermer les yeux sur les inconvénients de l‘école : la vie sans maman est source de nouvelles découvertes et d’autres libertés. C’est juste que ce n’est pas la seule solution et que ce n’est pas obligatoire.
CONTRE
* Il faut se battre pour défendre ce choix. Mais défendre ses opinions est un des apprentissages fondamentaux pour réussir sa vie.
* Nous serons vu de manière encore plus marginale, ayant déjà quelques choix peu commun, comme l’allaitement au-delà de six mois. Ces deux choix sont perçus par beaucoup comme néfastes pour l’enfant et servant au plaisir de la mère. Ce qui pourrait être un prochain thème pour une farandole sans école : « L’instruction en famille : bienfait pour les enfants ou plaisir de parents égoïstes ? »
* Elle loupe peut être un instituteur génial qui apporte tellement aux élèves qu’elle serrait heureuse d’aller à l’école, surtout si elle devait être aussi dans une classe sympa. Mais à cet âge, je suis sûre que le meilleur instituteur du monde doit être bien démuni face au nombre trop élevé d’élèves.
* Pour la rentrée suivante elle sera sûrement la plus vieille et la plus grande de sa classe. A cet âge cela fait une grande différence. Mais ce sera l’occasion de réfléchir à nouveau à la question.