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maternage, portage, couches lavables, et tout ce qui pousse dans le jardin de mme boda

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Conformiste, mais je me soigne

 



J’ai eu la chance d’avoir des parents qui ont sincèrement fait de leur mieux pour nous élever. Nous pouvons donc parler de l’éducation qu’ils nous ont donnés. La tâche est tout de même assez compliquée pour eux : mes plaintes et celles de ma sœur sont différentes, voire opposées !
Ma sœur leur reproche un manque de conformisme (surtout à ma mère). Alors que moi je souffre de la pression exercée par mon père pour être conforme.

Après avoir lu Alice Miller et Olivier Maurel, j’arrive mieux à comprendre que je n’ai quasiment pas souffert des baffes et fessés de mes parents (si rares et si tard qu’on les compte sur les doigts de la main et qu’on en a parlé plusieurs fois). En revanche, les voir avec ma fille depuis deux ans, je décortique petit à petit cette terreur qui m’empêche de m’opposer aux autres, de montrer un aspect de moi-même qui ne serrait pas celui qu’on accepte de moi. Depuis l’adolescence je vis avec le sentiment d’être en danger de destruction si je me permettais d’exprimer mes opinions. Car ce que je souhaite vivre sereinement au grand jour, ce n’est pas des actes interdit par la loi ! Bien au contraire ! Mais juste échanger mes points de vue sans avoir peur d’être anéantie.
Aujourd’hui je peux parler de ce qui me tient à cœur à mes proches, mais après de longues années de « préparation ». Car il m’était impossible d’exposer des idées si précieuse au lynchage.

Nos idées sont une partie de nous même. Nous pouvons mettre un peu de nous en veilleuse, mais pas trop ni tout le temps. Qu’il est bon de vivre un peu ce que nous sommes vraiment, au moins par la lecture ou par rêve. Je me suis ressourcée à la lecture de Jung et surtout de Clarissa Pinkola Estés : Femmes qui courent avec les loups. De quoi redonner vie à la femme sauvage qui est en nous, avec la force des contes de fées. Car on peut être si longtemps entourés de mensonges et de déni que nos vérité s’éteignent.

Puis un jour j’ai retrouvé une amie d’enfance et je suis allée voir son spectacle. J’ai découvert que le bonheur de l’enfance dont je me souvenais avec nostalgie était encore vivant ! Qu’on pouvait être adulte avec le même élan, la même énergie. J’ai donc commencé MA vie. Il me manque encore un potager et quelques randonnées, rêves que je pourrai réaliser même si je suis vieille !

Il est évident que mes parents n’ont jamais voulu que je sois coincée ainsi, ils voulaient surtout que je sois bien élevée(CONFORME) et AUTONOME, pour mon bonheur. Ils ne peuvent encore imaginer que faire peur aux petits enfants qui n’ont pas encore les moyens intellectuels de comprendre peut leur créer un climat intérieur de peur confuse qui ne les quittera pas sans un fastidieux travail sur eux même. Je me permet de généraliser tellement je retrouve les mêmes contraintes chez d’autres personnes. La craint de l'autre ne nécesite pas forcément de tapes si l'autreJe ne sais pas si on peut s’abstenir totalement d’élever des enfants sans se servir de notre supériorité physique d’adulte, mais je suis sûre qu’on peut éviter de l’exercer continuellement !

Mes enfants auront du mal à assumer ma liberté si ils désirent une vie conformiste (ils pourront alors me voir seulement en privé, je l’accepterai de mes enfants). Mais s’ils préfèrent vivre leur vie, à moi de ne pas rajouter des contraintes inutiles et empêcheuses de tourner en rond.

Maintenant je me demande pourquoi certains cherchent à ressembler à la majorité même au prix de grands sacrifices, de mauvais choix. Le conformisme est-il une perte des vrais repères ?

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