maternage, portage, couches lavables, et tout ce qui pousse dans le jardin de mme boda
Dès les premières semaines ou même premiers jours d’un enfant allaité, on se demande comment l’endormir. Il se présente en gros deux méthodes et toutes les variables intermédiaires :
La méthode classique (ou moderne, ou distale) : on couche l’enfant dans son lit où il pleure jusqu’à l’endormissement. La mise en place de ce rituel permet en 4 jour un endormissement après une dizaine de minutes de pleurs seulement. Je ne l’ai jamais utilisée. Je trouve que le lien mère enfant est déjà assez dur à mettre en place et qu’il vaut mieux éviter de compliquer l’attachement par ces séances de besoins urgents de maternage laissés volontairement insatisfaits.
La méthode proximale (de proximité, allaitement à la demande, co-dodo à la demande, portage à la demande) : on répond aux demandes de l’enfant, ne croyant pas engendrer un démon capricieux qui en profitera de plus en plus, mais un petit humain, un petit mammifère, un petit singe (nous sommes une espèce de singe !) C’est-à-dire un petit dont les besoins sont intenses au début mais vont s’atténuer au fur et à mesure que l’enfant grandit, lui garantissant une sécurité affective indispensable à une vie adulte épanouie.
Dans cette méthode proximale, l’enfant allaité va très souvent s’endormir au sein. Les parents se demandent alors comment cette habitude va cesser. J’ai un début de réponse depuis que ma fille commence à s’endormir seule. Depuis plusieurs mois, elle joue à dormir, se glissant sous une couverture et restant immobile. Puis elle a essayé le soir au moment du coucher. Et enfin elle a réussi ! Toute seule, à son rythme, en jouant et persévérant. C’est exactement la même chose que pour s’entraîner à mettre ses chaussettes.
Je suis fière de nous ! D’elle pour avoir réussi toute seule, de moi pour l’avoir laissé faire à sa façon.