Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 00:12

Publié dans : Laisser les mauvaises herbes....



Durant de longues années, j'ai cru, comme on me le répétait, que la liberté s'arrête où débute la liberté d'autrui. Je croyais ainsi que les libertés individuelles étaient en conflit les unes avec les autres et que cette loi, ou d'autres plus concrètes permettaient une vie ensemble.


Or, je découvre une autre règle. La liberté des uns EST aussi la liberté des autres, et cela s'appelle VIVRE ENSEMBLE.

Il s'agit d'une expérience, très forte, à laquelle j'ai pu me livrer par le cheminement éducatif vers l'autonomie (la vraie) et le bonheur présent et futur de mes enfants (et tiens, le bonheur futur dépends énormément du bonheur actuel : vivons heureux pour le rester longtemps et affronter les aléas de la vie avec le plus de sérénité possible).


Les libertés qui s'opposent invitent à instaurer des limites, des remparts...et à les défendre. Les libertés ensembles sont bien différentes. Les conflits sont fugaces et leur résolutions immédiates. Les conflits suivants n'ont donc aucun contentieux de réserve et celà simplifie le processus de résolution. Il est basé sur la confiance. Et c'est bien plus doux. Le sens des mots suffit bien souvent, sans avoir à y ajouter un ton ou un air menaçant. L'autorité est alors une valeur vivante, réelle.

Chacun étant bien mieux dans sa peau, il n'y a plus de comptage des concessions faites à autrui : tant qu'on est heureux, il n'y a pas ce besoin de défendre son égo. Ni même à le chercher : il est là.

Aussi palpable qu'abstrait, comme le présent. L'égo est l'autre, comme le présent est le passé et l'avenir. Le futur sera le présent comme le bonheur des uns est le bonheur des autres.

Mais soi n'est pas l'autre et seule la personne concernée sait ce qui lui est bon, seul la vie au présent a du gout pour notre être complet.

C'est la plus grande difficulté : vivre le présent de tout son être. Sortir des habitudes de fuites intellectuelles où l'on se concentre sur un sujet lointain et suffisamment absorbant pour se distraire du présent. On finit par vider le présent de toute substance, les enfants se retrouvent abandonnés, car nos projections dans le temps ne peuvent pas les emmener. Ils restent là sans nous qui vivons dans nos projets, nos lectures, etc. quand nous ne sommes pas attelés à des tâches que nous jugeons ennuyeuses et que nous faisons seuls pour ne pas être ralentis.


Les autres ont besoins de notre présence, immédiate et entière. Sans cela il n'y a pas de VIVRE ENSEMBLE

Le bonheur prend une sacré envolée, pour nous emmener sur un nuage ? Non, ici et maintenant. Tout simplement.


La liberté est faite de respect et d'amour. Elle est faite avec les autres, pas contre eux. Surtout pas contre nos enfants.


C'est très différent. On a un guide pour agir et nous orienter : le bonheur ensemble. Il demande ténacité, précision, réflexion...surement plus de travail mais quel plaisir de travailler quand on sait où on va et que le résultat est aussi gratifiant.

Il ne s'agit plus d'établir l'ordre, qui parquerait chacun dans un cadrillage, mais de VIVRE les uns avec les autres selon des règles vivantes.

Cette liberté et ce bonheur ne sont pas des concepts abstraits que l'on tourne dans tous les sens pour les comparer, les diminuer, les évaluer. Ils se vivent et peu importe tout ce qu'on peut en faire dans les réflexions : concrètement on a les moyens de les consolider, de les augmenter.


Ce bonheur dépend de la liberté.

Traitons nos enfants comme nous souhaiterions être traités.

Ce qu'ils expriment EST ce qu'ils ressentent. Personne ne peut savoir à leur place ce qu'ils ressentent sauf peut être celui qui les CROIT.

...et qui agit en conséquence.

L'autorité existe alors, et l'éducation oeuvre.


La présence d'autrui est souvent associée à une gêne, la réminiscence de toutes les libertés bafouées. L'attitude immédiate est alors de mettre en place les automatismes acquis : fuite, évitement, agression....

D'où l'interet de placer la liberté au coeur de l'éducation.


Je souhaite que l'autre soit une source d'éveil pour mes enfants. Je souhaite aussi que les agressions des autres ne soient pas devenues normales, qu'elles n'impliquent ni crainte démesurée, ni tremplin pour l'orgeuil dans des joutes sans gagnants. Je leur souhaite de savoir reconnaitre les relations basées sur le bien-être ensemble, car ils l'auront déjà connu.

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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 07:44

Publié dans : Congo,Niger, Mada...
L'homme a peur du chaos. Il voit dans les mouvements dont il ne connait pas les causes et les règles qui les régissent, une possible émanation du chaos, de l'instabilité, de la destruction.
Or, le nomade est en mouvement selon des règles très précises, bien souvent un mouvement pendulaire entre deux lieus, dicté par deux saisons. Tout comme le salarié qui pendule entre son lieu de travail et son domicile chaque jour. Il s'agit d'une autre échelle, d'un autre moyen de transport.

Le salarié qui circule sur de vastes territoires n'emporte pas sa caravane dans le TGV ou l'avion, des hôtels l'attendent déjà sur place. Car son nomadisme est si intégré dans la société que des structures et toute une économie sont établies. Mais nos déplacements ne sont pas perçus comme du nomadisme, car ils sont définis par leur but et leur causalité. Le nomade est l'étranger dont le but , la causalité et les règles de ses déplacements nous échappent. Le nomadisme est une définition qui intègre le non-attachement, la liberté un peu mais surtout l'errance. Or ce nomadisme n'existe pas vraiment. Il est même encore plus errant que le va et vient de la cloche, qui est le sens du mot clochard.

Le nomade est très attaché, comme tout être humain à ses habitudes, surtout celles de son enfance. Au point que le sédentaire lie ses repères à des terroirs et fini par oublier que l'homme n'est pas sorti de la terre. Les lieus de notre enfance sont des ambiances, des climats des odeurs, des cultures qui sont autant de racines s'enfonçant dans le sol. D'ailleurs, le sédentaire est surpris par le traumatisme que peut être un déménagement : il a toujours un toit de sédentaire mais il n'est plus dans ses repères. Il est bien plus perdu que lorsqu'il voyage selon ses habitudes !
L'homme qui en a les moyens s'empresse d'acheter une ou deux maisons secondaires. Son année sera partagée bien souvent entre ses lieus d'attachements. Il existe presque toujours une part d'aventure, quelques vacances aux destinations inconnues jusqu'alors. L'occidental n'est pas sédentaire mais il ne le sait pas. Il voyage pour se rendre à son travail, puis au sein même de son emploi et encore dès qu'il est en weekend et en congé. Il sait où il va. Il n'erre jamais. Il revient aux sources, à ses racines, il explore dans un but précis ou part à l'aventure.
Alors il ne se définit pas comme nomade. Cette définition du nomadisme chaotique n'existe que dans les crises humanitaires, l'errance des immigrés arrachés brutalement à leurs repères. Mais au plus vite ils vont s'en créer de nouveaux, puis penduler entre leurs lieux de travail, d'attaches...selon les règles subtiles du véritable nomadisme, celui des résidents secondaires, des vacanciers, des bergers, des gitans, des marins, des commerçants etc. Les règles invisibles qu'ils sont parfois les seuls à connaitre. L'être humain est en mouvement, il est occupé, il sait ce qu'il fait et où il va, même quand celui qui l'observe ne le comprend pas.

Les derniers chasseurs ceuilleurs se déplacent selon des connaissances précises de leur environnement, avec des points d'attache très fort, et bien souvent pendulaient entre deux lieux selon les saisons comme les derniers indiens d'Amérique du nord qui passaient des plaines chasser le bison au bord d'un lac selon les saisons appropriées. Et recommençaient chaque année. Ils retrouvaient ainsi un lieu déjà connu, comme le campeur qui revient chaque année dans «son» camping au bord de l'océan.

Les administrations et les frontières ont du mal à intégrer les mouvements humains. D'ailleurs il est difficile d'admettre que toute l'humanité n'est que mouvement. L'histoire de l'agriculture, des langues, des migrations, de l'art, des guerres.. l'Histoire reflète que l'humain n'est pas figé. Mais il habite ses habitudes. C'est sa véritable demeure. Même pour les plus grands voyageurs.
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 07:58

Publié dans : Notre quotidien
En 2005 à Antony
Aussitôt après avoir accouché, la sage-femme a prélevé le sang de cordon. La bouteille était étiquetée en gros "Institut Pasteur" et elle m'affirmait que c'était pour sauver des vies.....

Or, l'institut Pasteur, que j'ai appelé avant mon deuxième accouchement en 2006 m'a passé la responsable de ces opérations.
1. il ne s'agissait absolument pas du protocole de prélèvement et de don de cet institut, impensable de demander l'avis dans les secondes après l'accouchement ! Aucun papier signé.
2 Il n'y a eu aucun prélèvement et don de sang de cordon à cette période et avec cette clinique.

Donc qui a pris le sang de cordon ?
Pour quoi ?

Un prélèvement représente au moins 80 ml, voire de 100 à 200 ml. Or 100 ml de sang aurrait du retourner vers le bébé. Privé de cette quantité, c'est comme prélever 1,4 litre de sang à un adulte !
Si vous avez déjà donné votre sang, vous savez ce que représente une perte de 200 ml ! On se sent vraiment amoindri !
Je suis choquée d'apprendre que ce sang est volé au bébé et en plus pour des raisons obscues qui sont surement loin du don de cellules souches pour sauver des leucémiques et ont sûrement plus à voir avec les recherches cosmétiques !

Le clampage précoce du cordon prive le bébé d'une quantité non négligeable de son sang.

Ici il est estimé à un tier de son volume et la moitier de son apport en oxygène

La masse sanguine d'un nouveau- est de l'ordre de 80 ml/kg, soit 250 ml environ. Une spoliation sanguine de 15 à 20% peut rapidement retentir sur l'état hémodynamique de l'enfant.

Il y a une emission envoyé spécial du 3 décembre 2008 qui a parlé de ça, j'aimerai l'écouter.
ICI
Mes doutes et les croyances de son père ne peuvent accepter de donner une partie vivante. Encore plus sur un enfant qui ne peut donner son avis. Il ne s'agit pas d'aider qui que ce soit à retrouver la santé, mais à enrichir quel industriel malhonnete ?


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Samedi 1 novembre 2008 6 01 /11 /Nov /2008 22:40

Publié dans : Congo,Niger, Mada...
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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 06:22

Publié dans : école-éole
confirmation de mes ras le bol précedents : je retrouve ma yaya, joyeuse, inventive, pleine d'humour, partageuse, à l'écoute, caline avec son frère...et lui aussi du coup est moins réfractaire !
Et c'est sympa de passer des bons moments, de voir comme elle adore apprendre tant de choses.
Je rève d'une école à mi-temps....ou encore mieux qui laisserai es enfants  apprendre comme ils l'entendent.
Qui aurait confiace en eux, qui n'aurait pas peur des débordements de joie et de créativité. Qui les laisserait aller là où les adultes n'ont pas encore été, sans craindre à chaque fois le pire.
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